L’Afrique de l’Est discute de la croissance et de la transformation des économies de la région

L’industrialisation est un facteur clé pour la croissance et la réalisation des objectifs nationaux de développement. C’est l’un des messages principaux de la 21ème réunion du Comité Intergouvernemental d’Experts en Afrique de l’Est, ouverte ce mardi 7 novembre à l’hôtel Retaj Moroni aux Comores.

Plus de 200 participants provenant de 14 pays se réunissent pour discuter des accélérateurs et des freins à la croissance et à la transformation des économies d’Afrique de l’Est. Parmi les contraintes, la faible performance du secteur manufacturier a été mise en avant.

Cette réunion de trois jours est organisée conjointement par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, à travers son bureau pour l’Afrique de l’Est, et le Gouvernement de l’Union des Comores.

S’exprimant à l’ouverture de la réunion, Monsieur Djaffar Ahmed Said Hassani, le Vice-Président chargé du Ministère de l’Economie, de l’Energie, de l’Industrie, de l’Artisanat, du Tourisme, des Investissements, du Secteur Privé et des Affaires Foncières de l’Union des Comores, a déclaré que cette réunion arrivait à point nommé, au moment où le Gouvernement réaffirmait sa vision de faire des Comores un pays émergent d’ici à 2030.

« Au niveau régional, la croissance est au rendez-vous, et on peut espérer enterrer l’afro-pessimisme », a déclaré le Vice-Président.

Au cours des cinq dernières années, la CEA a exhorté les pays africains à associer leurs ambitions en matière de développement à un soutien accru aux secteurs manufacturiers et industriels qui génèrent de nombreuses opportunités d’emploi. La réunion de Moroni fera le point sur les progrès réalisés vers la transformation économique.

Dans son discours d’ouverture, M. Andrew Mold, le Directeur par intérim de la CEA en Afrique de l’Est, a souligné que « l’objectif principal de cette réunion est de discuter des accélérateurs et des freins à une croissance plus durable et inclusive. Cette réunion est destinée à permettre aux États membres d’échanger sur leurs expériences afin éviter les pièges les plus fréquents, » a ajouté M. Mold.

La réunion est également une plate-forme pour échanger sur les meilleures pratiques. Le Gouverneur de Ngazidja, M. Hamadi Hassani, s’exprimant au nom du Ministre des Finances, a déclaré qu’il était heureux de réunir des décideurs et des experts de toute la région pour discuter des enjeux du développement et des solutions potentielles. « Notre pays progresse, et nous sommes ravis que les pays voisins nous aient fait confiance pour accueillir un tel événement », a déclaré M. Hamadi.

  1. Matthias Naab, le Coordinateur Résident du Système des Nations Unies et Représentant résident du PNUD aux Comores, a ajouté qu’il s’agissait d’« une formidable opportunité pour le pays dans cette quête d’intégration économique réussie ».

L’amélioration de la compétitivité du tourisme, le développement du secteur privé, les investissements dans les infrastructures régionales et l’économie bleue font partie des sujets qui seront discutés pendant la réunion.

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Missile tiré depuis le Yémen intercepté au-dessus de la capitale d’Arabie saoudite

Les autorités comoriennes réagissent

Un missile tiré depuis le yemen a été intercepté au dessus de la capitale saoudienne de Riyad, samedi 4 novembre dernier.

Le missile intercepté non loin de l’aéroport international King Khaled dans le nord de la capitale saoudienne n’a pas fait de blessés ni occasionné des dégâts. Cependant les bonnes relations qui lient les Comores et l’Arabie Saoudite ont poussé  le président de l’Union des Comores, Son Excellence Azali Assoumani, dimanche dernier a adressé un télégramme au gardien des deux saintes mosquées, le roi Salman bin Abdul Aziz Al Saoud – que Dieu le protège –

Le président comorien a fermement condamné le tir de ce missile par les milices houthi. Il a également appelé le Tout-Puissant à protéger le Royaume d’Arabie Saoudite de tous les méfaits et à établir sa sécurité et sa stabilité sous la sage direction du Gardien des Deux Saintes Mosquées, le Roi Salman bin Abdulaziz Al Saud. Dimanche dernier, lors de la commémoration du 19ème anniversaire de la mort de l’ancien président Mohamed Taki Abdoulkarim à Mbeni, le grand Moufti de la république a aussi reformulé les mêmes vœux que ceux du président de l’Union des Comores notamment ceux de prier le tout puissant pour la protection de nos lieux saints de l’islam.

Une Délégation de l’IIRO reçue par Hamidou Karihila

Le Secrétaire d’Etat chargé de la coopération avec le monde arabe Dr Hamidou Karihila a reçu ce matin du 02 novembre une délégation de l’ONG IIRO. Cette ONG arabe est venu discuter avec le secrétaire d’état de l’évolution des travaux dont l’ONG assure le financement. Trois Hôpitaux du pays sont pris en charge par cette ONG notamment l’hôpital de Oichili en Grande Comore, Tsembehou à Anjouan et Nioumachoua à Mohéli. l’ONG IIORA contribue à la recherche des équipements destinés à ces hôpitaux, leur extension ainsi que l’introduction de certaines spécialités qui ne s’y trouvaient plus jadis. Le chef de la délégation Djamal Anzam s’est dit satisfait de l’accueil qui lui a été réservé par le Secrétaire d’Etat.

L’International Islamic Relief Organization (IIRO en Anglais) ou Organisation Internationale de Secours islamique (en français)est une organisation caritative créée en 1978 et dont le siège est à Jeddah en Arabie Saoudite.

QUESTIONS ORALES AU GOUVERNEMENT

Souef Mohamed Elamine entendu par les parlementaires

Question sur la répartition supposée inégale des bourses d’études du Royaume du Maroc

Réponse : Je vous remercie, Mme la députée, de vous intéresser à la question de la répartition des bourses d’études offertes à notre pays dans le cadre de la formation des cadres nationaux. Parler aujourd’hui de bourses est, en réalité, un abus de langage. Il serait plutôt mieux indiqué de parler d’aides scolaires tant ces facilités de formation dont nous bénéficions de la part de pays amis n’incluent pas une prise en charge totale de l’étudiant.

Si les Comores ont pu bénéficier par le passé de vraies bourses d’études de la part de certaines organisations internationales comme l’OMS ou le PNUD, c’est parce que le nombre de bacheliers, donc de candidats, était très limité. Aujourd’hui, avec environ 6000 bacheliers chaque année et 200 bourses au total, l’équation est presque insoluble.

Je pense que la vraie question est de savoir quels sont nos besoins en matière de formation et comment allons-nous pouvoir satisfaire ces besoins? Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération reste disposé à appuyer les demandes sectorielles. C’est ainsi qu’après avoir été saisi officiellement par le ministère de la Santé, nous avons pu obtenir du gouvernement du Cuba des formations de spécialistes au profit des médecins comoriens. Le PNUD et l’OMS ont aussi financé la spécialisation de certains de nos médecins au Niger et en Suisse. Au titre du ministère de la Justice, nombreux sont les magistrats comoriens qui ont été formés à Madagascar et au Sénégal dans le cadre de la coopération bilatérale. Il appartient donc aux départements ministériels de formuler leurs besoins réels et le ministère des Affaires étrangères se fera le devoir de les accompagner.

Je parle ici des formations non disponibles aux Comores ou qui requièrent une spécialisation. Il va sans dire que pour les filières et disciplines enseignées à l’Université des Comores, le mieux serait que nos étudiants apprennent sur place. Reste à renforcer les moyens de notre université pour qu’elle puisse accueillir le plus grand nombre de bacheliers possible. Il en va de la sécurité et de notre pays et du monde.

Mme la députée, cette année, la répartition des bourses a non seulement été effectuée en partenariat avec la partie marocaine (en ce qui concerne les bourses du Royaume), mais elle a surtout tenu compte des besoins prioritaires des Comores en matière de formation et des choix exprimés par les candidats. Nous avons aussi pris en compte les disponibilités effectives des établissements universitaires en termes de places pédagogiques et, enfin, des conditions d’admission de ces mêmes établissements. La mission conjointe Affaires étrangères/Education nationale, dépêchée au Maroc pour discuter de la gestion de ces bourses, a réalisé, à cet effet, un travail formidable, qui mérite nos encouragements.

Quant à la question de savoir pourquoi l’information n’a pas été portée à la connaissance du public, je dois vous signaler que les premiers intéressés, en l’occurrence les étudiants, en ont bien été au courant. Ensuite, comment voulez-vous qu’on fasse trop de tapage sur un nombre si infime de bourses alors que les candidats se comptent par milliers ? Il y avait aussi un impératif de temps. Le ministère des Affaires étrangères a dû demander aux autorités marocaines de nous accorder un délai de deux semaines supplémentaires pour pouvoir examiner sereinement les dossiers. Le retard qu’on observe chaque année dans notre calendrier scolaire rend les choses encore plus compliquées, vous en conviendrez avec moi.

Question sur les types de formations techniques choisies ?

Répone : Par rapport à votre question relative aux choix des formations techniques et pédagogiques, nous avons tenu compte des impératifs nationaux en matière de formation professionnelle. C’est ainsi que l’on retrouve des formations en maintenance biomédicale, génies mécanique et électriques, génie civil, réseaux et télécom et, enfin, tourisme et hôtellerie.

Question sur le pourquoi on ne favorise pas les familles de revenu modeste ?

Réponse : Mme la députée, le niveau de pauvreté de la famille d’un étudiant ne peut pas être un critère exclusif dans la répartition des bourses. Il y a une série de critères objectifs que le candidat doit remplir pour être éligible. Pour votre information, certains établissements exigent parfois une mention. Je comprends parfaitement votre souci, que je partage par ailleurs, d’aider les familles les plus modestes qui, malgré des moyens très limités, ont pu assurer l’instruction de leurs enfants jusqu’au baccalauréat. Mais, nous travaillons avec des pays amis qui ont déjà défini leurs critères d’attribution de bourses et auxquelles nous ne pouvons imposer quoi que ce soit.

Je voudrais, enfin, profiter de l’occasion qui m’est ici offerte pour regretter certaines déclarations de responsables politiques qui, au sujet justement de la répartition des bourses, cherchent à semer le trouble. Il y a quelques semaines, le secrétaire général du gouvernorat de l’île de Ngazidja a saisi mes services pour déplorer le fait que Ngazidja n’ait pas été servi. Pas plus tard qu’hier, le commissaire à l’Education de l’île d’Anjouan adresse au gouvernement les mêmes reproches et joue la victimisation. Mais où sont allées donc ces bourses si chaque île se plaint de la sorte ?

Je dois vous signaler que le ministère des Affaires étrangères, dans ce dossier, n’est qu’un intermédiaire, une boite aux lettres. Par le passé, la gestion des bourses relevait d’une commission ad hoc, mais on s’est rendu compte finalement que les dossiers n’étaient pas assez travaillés. Les exécutifs des îles ont ensuite demandé à piloter le processus, le résultat n’était pas plus fameux qu’avant. C’est aujourd’hui la direction de l’enseignement, le service compétent, qui gère le dossier des bourses. Et on cherche à jeter l’anathème sur elle.

Il est grand temps de se ressaisir Messieurs les députés. Il ne sert à rien de jeter la suspicion sur les uns et les autres. Nous devons être dignes des responsabilités qui nous sont confiées et éviter de nourrir le ressentiment insulaire par des propos dénués de tout fondement.

Coopération Comores-Canada

Vers un renforcement de la coopération bilatérale

L’ambassadeur du Canada aux Comores avec résidence à Dar es salam a été reçu lundi après-midi par le ministre des Affaires étrangères, Souef Mohamed El-Amine. Ils ont passé en revue la coopération bilatérale et souligné la nécessité de la renforcer encore davantage. «Nous aimerions bien que le Canada puisse avoir une présence physique aux Comores à travers l’ouverture d’une ambassade à Moroni », a déclaré le ministre, avant de faire état des divers appuis dont notre pays a pu bénéficier par le passé de la part de Montréal. Dans le cadre du projet d’émergence économique des Comores à l’horizon 2030, le chef de la diplomatie comorienne a demandé l’appui du Canada dans la formation des ressources humaines. «Nous comptons en moyenne chaque année environ 6000 bacheliers ; or la capacité d’accueil de l’Université des Comores n’est que de 1000 places. Il faut nous aider à résoudre cette équation », a-t-il plaidé.

Pour Souef Mohamed El-Amine, ce problème doit être pris au sérieux parce que «certains de ces jeunes pourraient bien partir dans des régions dangereuses et être la cible de réseaux terroristes. Il en va donc, pas seulement de la sécurité des Comores, mais du monde.» Il a aussi évoqué d’autres secteurs dans lesquels le Canada peut aussi investir, notamment la santé et la formation professionnelle.

A son tour, le diplomate canadien a souligné l’appartenance commune des deux pays à plusieurs organisations internationales dont l’Onu, la Francophonie, la Banque mondiale, etc. «Le Canada va peser de tout son poids pour que vous puissiez bénéficier des crédits nécessaires aussi bien à la Banque mondiale qu’au niveau de la Banque Africaine de Développement où nous avons ici et là un siège de directeur », a-t-il promis. Le Canada va également mettre en place des microprojets d’un montant de 20 000 dollars pour appuyer les structures qui travaillent dans les domaines de la lutte contre la violence faite aux filles, la promotion de l’égalité entre les sexes et le développement de l’artisanat comorien. L’ambassadeur du Canada a enfin sollicité le soutien des Comores dans certains dossiers internationaux comme sa candidature en tant que membre du Conseil de sécurité de l’ONU.

Comores-Brésil : Un mémorandum pour former nos diplomates au Brésil

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Par Abouhariat Said Abdallah

Mercredi dernier, Souef Mohamed El-Amine et Carlos Alfonso Iglesias Puentte respectivement ministre des Affaires étrangères et l’ambassadeur du Brésil aux Comores avec résidence en Tanzanie ont signé, mercredi dernier, un mémorandum de coopération entre les Comores et le Brésil. Le document est axé sur la formation des diplomates comoriens au Brésil.

Le ministre comorien des Affaires étrangères Souef Mohamed El-Amine et l’ambassadeur de la République fédérative de Brésil en Union des Comores avec résidence en Tanzanie, Carlos Alfonso Iglesias Puentte ont signé mercredi dernier au ministère des Affaires étrangères, un mémorandum de coopération entre les Comores et le Brésil pour la formation des diplomates comoriens.

Le diplomate brésilien indique qu’il est à sa deuxième visite aux Comores, la première a été pour la présentation de ses lettres de créances et cette seconde fois, pour l’achèvement d’un effort que les deux parties se sont proposé à atteindre et qui marquera le début de la coopération effective entre le Brésil et les Comores.

Le Brésil a une formation diplomatique très ancienne qui date du début de notre indépendance. Nous avons déjà eu le privilège de partager nos connaissances en matière de formation diplomatique avec beaucoup d’autres pays notamment africains et le moment est venu pour que cette coopération se produise aussi avec les Comores avance Carlos Alfonso Iglesias Puentte.

Profiter de l’expertise brésilienne

Le diplomate brésilien rappelle que la signature de ce mémorandum intervient suite à la visite du vice-président Djaffar Ahmed Saïd Hassani au Brésil à la cérémonie des jeux olympiques.

Il a profité de l’occasion pour faire une visite bilatérale. Plusieurs sujets ont surgi de ses conversations, et un des plus importants c’est l’établissement de cette coopération a fait savoir Carlos Alfonso Iglesias Puentte.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères Souef Mohamed El-Amine a exprimé sa reconnaissance à l’endroit des autorités brésiliennes pour cette initiative qui offre à nos diplomates l’opportunité de mieux nous connaitre, d’échanger des expériences et d’en acquérir des nouvelles.

Celle-ci connue comme étant un art, ceux qui la serve doivent être suffisamment imprégnés des principes qui la guide, maitriser ses rouages, avoir la finesse dans le discours et l’action, être façonnés pour être de bons artisans de cette politique étrangère, domaine réservé de nos chefs d’états avance le diplomate comorien.

Le ministre Souef Mohamed El-Amine indique que la signature de ce mémorandum n’est pas le premier geste du Brésil à l’endroit de l’Union des Comores. Il dit avoir signé en mars 2005 à Marrakech avec son homologue du Brésil, le texte établissant les relations diplomatiques entre les deux pays.

Encore une fois, les deux pays concrétisent, avec la signature de ce mémorandum, leur volonté commune de renforcer les relations bilatérales. Entre ces deux dates, un accord de coopération technique a été signé en novembre 2011. Cette signature renforce un cadre déjà existant conclut-il.

Source: Al-watwan

Coopération France-Comores

La nouvelle ambassadrice de France présente une copie figurée de ses lettres de créance

Ce vendredi matin, la nouvelle ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de l’Union des Comores a présenté les copies figurées de ses lettres de créances. Mme Jacqueline BASSA-MAZZONI, précédemment conseillère des affaires étrangères  a été nommé à ce poste  d’ambassadeur depuis le 12 septembre dernier. Il remplace donc à ce poste Robby JUDES appelé à d’autres fonctions.

La nouvelle ambassadrice arrive à un moment où la France et les Comores ont décidé de renforcer leurs relations notamment à travers la récente signature d’une feuille de route censée servir de base à ce nouveau départ.

Jacqueline Bassa-Mazzoni, 61 ans, a été précédemment  ambassadrice de France en Namibie (Juillet 2013 à Juin 2017). Au milieu des années 90, cette diplomate française a également occupé le poste de deuxième conseillère à l’Ambassade de France à Madagascar.

Tout au long de son parcours, Elle a effectué l’intégralité de sa carrière au sein du ministère français des affaires étrangères alternant des postes en ambassade et des fonctions à l’administration centrale.

Le Ministre Souef rencontre le représentant résident du système des Nations Unies aux Comores

Le Ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Souef Mohamed El-Amine a reçu cet après midi au ministère des affaires étrangères le représentant résident du système des nations unies aux Comores,Mathias Naab. Tout au long de leurs discussions, beaucoup de sujets ont été évoqué notamment la situation politique du pays. Comme avec le corps diplomatique la dernière fois, le ministre a évoqué avec son hôte la question des assises nationales. Rappelons que l’ONU s’apprête à dépêcher à Moroni un envoyé spécial pour faciliter le dialogue entre les différentes parties dans le cadre de la préparation des assises nationales sur le bilan des 42 ans d’indépendance des Comores.

Assises nationales

Souef Mohamed El-Amine ne souhaite pas d’ingérence

Avec un ton ferme, Souef Mohamed El-Amine a demandé aux diplomates accrédités à Moroni de se souvenir d’une règle sacrée en diplomatie, qui dit qu’aucun diplomate ne doit s’ingérer dans les affaires internes d’un Etat. Pour lui, les assises nationales sont une affaire comoro-comorienne. Le pourquoi de cette mise au point ? Un mémorandum signé par une brochette de personnalités politiques de haut niveau qui contesterait entre autre, le format du Comité de pilotage des assises nationales. Le ministre de l’Intérieur qui était présent lors de cette mise au point, a fait savoir, dans le langage qui est désormais le sien, “qu’aucun débordement ne sera toléré et que les assises nationales auront bien lieu”.

Le mémorandum de la discorde ? Un collectif de personnalités politiques comoriennes telles que l’ancien vice-président Nourdine Bourhane ou encore l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bacar Dossar ont adressé un mémorandum au président de la République, au Mouvement du 11 août, aux gouverneurs des îles et aux ambassadeurs accrédités auprès de l’Union des Comores. En date du 07 octobre dernier, le document, selon quelques indiscrétions, remettait en cause le format du Comité de pilotage des assises nationales (Cpan).

Le boss du ministère des Affaires étrangères n’a pas tardé à monter au créneau. Hier dans la journée, sur son lieu de travail, il a reçu l’ensemble des diplomates accrédités en Union des Comores en compagnie de son collègue de l’intérieur, Mohamed Daoudou.

L’objet de cette rencontre était simple : faire part de leur indignation suite à ce mémorandum signé des mains “de personnalités qui ont pendant un certain temps occupé les plus hautes fonctions de l’Etat”. Et surtout, attirer l’attention de la communauté internationale, sur la comorienneté des assises nationales. “Elles sont une affaire comoro-comorienne”, dira à cet effet, Souef Mohamed El-Amine. “Toute demande d’explication devra être adressée aux autorités comoriennes”, dira t-il aux diplomates.

La mise en garde pour les éventuels fauteurs de troubles

Dans son exposé, le ministre des Affaires étrangères a rappelé à la communauté internationale que l’initiative de l’organisation des assises nationales pour le bilan de 42 ans d’indépendance dont les 15 ans de la présidence tournante émane d’une organisation de la société civile (le Mouvement du 11 août) et a reçu l’aval du chef de l’Etat et de son gouvernement.

Il a souligné que depuis l’annonce de l’organisation des assises des consultations ont été initiées avec toutes les parties prenantes du pays afin que chacun puisse apporter son point de vue avant la mise en place des structures qui doivent les piloter. Le patron de la diplomatie a expliqué, que lors du déplacement du président de la République à New York lors de l’Assemblée générale des Nations unies, Azali Assoumani  a rencontré le secrétaire général de cette organisation et le président en exercice de l’Union Africaine, pour leur faire part de la tenue des assises.

Ces derniers ont apporté leur soutien au chef de l’Etat. “Et un envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies est attendu dans les jours à venir à Moroni pour accompagner et faciliter les discussions lors des assises”,  a-t-il déclaré.
Souef Mohamed El-Amine a rappelé que depuis l’accession à l’indépendance du pays des présidents en exercice ont été assassinés dans l’exercice de leurs fonctions. “Leurs familles n’ont toujours pas fait le deuil”. Il a aussi évoqué le marasme économique dans lequel se trouve notre pays malgré l’appui et autre aide au développement reçus par le pays. Pour cela, afin de trouver une solution et tracer des perspectives pour le futur,

il est temps que les comoriens s’assoient autour d’une même table pour faire le bilan et tracer le chemin d’un développement harmonieux.  

Quant au ministre de l’Intérieur, Mohamed Daoudou a rappelé que les assises voulues par le Mouvement du 11 août, sont nationales et en aucun moment, elles ne pourront “être insulaires”. Il a fait  part de son incompréhension à la communauté internationale “car ne comprenant pas que des personnes qui ont été désignées pour représenter leurs partis politiques respectifs aient pu signer ce mémorandum”.  “Je tiens à leur rappeler que les assises auront bien lieu et qu’aucun débordement ne sera toléré”.

Source: Al-watwan

Communiqué relatif à un attentat en somalie

UNION DES COMORES

Unité – Solidarité – Développement

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Ministère des Affaires Etrangères,

de la Coopération Internationaleet de

la Francophonie, Chargé des

Comoriens de l’Etranger

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جمهورية القمر المتحدة

وحدة –  تضامن –  تنمية

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وزارة العلاقات الخارجية والتعاون المكلفة

بالقمريين في الخارج

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Gouvernement comorien a appris avec consternation l’attentat meurtrier perpétré hier, dimanche 15 octobre, à Mogadiscio, capitale de la Somalie.

Avec plus de 300 morts et autant de blessés, cette attaque terroriste reste la plus sanglante de l’histoire de la Somalie.

Le Gouvernement comorien condamne avec la plus grande fermeté le recours à la violence comme mode d’expression et fait part de sa solidarité avec le peuple et le Gouvernement somaliens en ces circonstances douloureuses.

Il appelle enfin à une collaboration encore plus étroite entre les Etats pour une lutte efficace et implacable contre le terrorisme sous toutes ses formes.

 

Moroni, le  16 Octobre 2017